La chronique du sportif du dimanche
Zéro sera sans doute le chiffre de ce mois de juillet.
Zéro, c'est l'intérêt de la dernière étape du Tour de France sur les Champs-Elysées. Au moins, c'était en quasi-nocturne cette année et ils ont eu plus de goût qu'en 1998 pour décorer l'Arc de Triomphe.
Zéro, c'est aussi et surtout le nombre de coureurs cyclistes pincés pour dopage durant les trois semaines du Tour 2013. Cela n'était plus arrivé depuis de (trop) nombreuses années, on ne peut que s'en réjouir.
Pourtant, les journalistes ont bien tenté d'en trouver un, de tricheur. Avec autant de perspicacité et de doigté que Ribéry au micro de Téléfoot, les médias ont constamment harcelé le grand Christopher Froome dans l'espoir que ce dernier avoue devant les micros et au soir de sa plus belle victoire de sa carrière que oui, il se dope. Franchement, nous sommes bien d'accord, les accélérations surpuissantes de ce dégingandé peuvent prêter à suspicion, tout comme l'énervante et incontestable supériorité de toute l'équipe Sky. Mais cela valait-il vraiment la peine d'aller lui poser la question sur sa prétendue tricherie chaque soir, après chaque pause-pipi dans un ballon, en sachant pertinemment qu'il n'allait jamais passer aux aveux, là, devant les télévisions du monde entier?
De deux choses l'une: soit les journaliste sont réellement naïfs pour croire que le coureur va sagement leur avouer qu'il s'est dopé simplement parce que c'est la centième (millième?) fois qu'ils lui posent la question, soit ils ont bien conscience que Froomey ne va jamais leur répondre par l'affirmative, mais que, par conscience professionelle, ils sont bien obligés de lui demander. Dans les deux cas, cela n'aura servi à rien, mis à part énerver tout le monde (Contador le premier, mais lui ça devait être la jalousie de ne plus pouvoir répondre à ce genre de questions), à gâcher la fête et à faire passer les journalistes sportifs pour des bobets, mais ça en Suisse on le savait déjà grâce aux guignolos du dimanche soir sur RTS Un.
Moi je dis qu'on aurait dû lui foutre la paix à ce beau vainqueur, le laisser savourer ses victoires, lui laisser le bénéfice du doute. Et puis, s'il s'avère qu'il s'est effectivement dopé, je pense que ce sera encore lui le plus triste dans l'histoire. Moi j'ai profité du spectacle somptueux offert chaque jour par ces forçats de la route, je me suis extasié, j'ai souffert avec eux, j'ai vibré. Et si j'apprends dans quelques mois que les dix premiers du Tour de France 2013 étaient dopés? Hé bien ce n'est pas grave, ils m'auront fait rêver pendant trois semaines et d'autres me feront rêver l'année suivante.
C'est ça la beauté du sport, se laisser emporter par le jeu et ne pas réfléchir à demain. Parce que demain, c'est loin, comme dirait l'autre.
P.S. J'aurais également pu ajouter que zéro c'est autant le nombre de points engrangés par le LS depuis le début du championnat que le niveau d'espoir de voir terminer ce même LS à une autre place que le dernière à la fin de la saison. Mais comme "les derniers seront les premiers" dixit CC du Valais, je ne me fais aucun souci pour le club bleu et blanc.
jeudi 25 juillet 2013
mardi 16 juillet 2013
Pas si simple de s'en laver les mains
Les longues (petites) pérégrinations d'Aline.
Bon, vu que Gyom s'est permis de donner un nom à ma "chronique" et que j'ai été chercher sur google la signification exacte de "pérégrinations", je me permets de vous faire part de mes autres "Voyages, trajets complexes d'un lieu à un autre".
Je me promène depuis un moment à la recherche du savon parfait.
Oui, parce que parmi mes bonnes résolutions écologiques du moment, il y a le fait de ne plus utiliser de produits de nettoyage industriels remplis d'huile de palme et de dérivés du pétrole, etc. Parmi tous les maux que génèrent ces produits (et sans parler de leur prix surfait) les concentrations de détergents synthétiques en méditerranée sont telles que les végétaux des côtes voient leur couche de protection contre le sel marin "lavée" au point de mourir sur pied. Et pourtant, comme le dit un chouette bonhomme dans le reportage d'ABE : "Il suffirait de fermer le robinet des détergents synthétiques pour qu'en quelques années on ait vraiment une recolonisation des végétaux. Donc là, on a un moyen très facile d'agir sur la détérioration de l'environnement".
Voilà, donc je disais que je ne voulais plus acheter de savons et autres produits de nettoyages synthétiques mais aussi, et c'est cela le plus dur, de renoncer à l'huile de palme.
Je me suis donc mise à la recherche du savon parfait, sur internet et dans les rues de Lausanne (d'où le rapport avec le titre de la chronique "les pérégrinations d'Aline"). Voici les critères que je me suis fixés, par ordre de priorité:
Bon, vu que Gyom s'est permis de donner un nom à ma "chronique" et que j'ai été chercher sur google la signification exacte de "pérégrinations", je me permets de vous faire part de mes autres "Voyages, trajets complexes d'un lieu à un autre".
Je me promène depuis un moment à la recherche du savon parfait.
Oui, parce que parmi mes bonnes résolutions écologiques du moment, il y a le fait de ne plus utiliser de produits de nettoyage industriels remplis d'huile de palme et de dérivés du pétrole, etc. Parmi tous les maux que génèrent ces produits (et sans parler de leur prix surfait) les concentrations de détergents synthétiques en méditerranée sont telles que les végétaux des côtes voient leur couche de protection contre le sel marin "lavée" au point de mourir sur pied. Et pourtant, comme le dit un chouette bonhomme dans le reportage d'ABE : "Il suffirait de fermer le robinet des détergents synthétiques pour qu'en quelques années on ait vraiment une recolonisation des végétaux. Donc là, on a un moyen très facile d'agir sur la détérioration de l'environnement".
Voilà, donc je disais que je ne voulais plus acheter de savons et autres produits de nettoyages synthétiques mais aussi, et c'est cela le plus dur, de renoncer à l'huile de palme.
Je me suis donc mise à la recherche du savon parfait, sur internet et dans les rues de Lausanne (d'où le rapport avec le titre de la chronique "les pérégrinations d'Aline"). Voici les critères que je me suis fixés, par ordre de priorité:
- Pas ou peu ou pas que de l'huile de palme
- Si huile de palme: bio et pas que cette huile
- Le plus local possible (Suisse ou Europe)
- Pas trop cher
- Qui sente bon si possible
- Lush:
- Très cher mais sans huile de palme (remplacée par coco qui est pas mieux et colza), plein d'huiles essentielles de parfums et d'adjuvants synthétiques: NON
- Vendeur de savon au marché et dans les rues de Lausanne:
- Savon de Marseille: que de l'huile d'olive et pas cher mais sent pas très bon et dessèche la peau. Un savon pour la lessive et le ménage mais pas pour le corps. 6.- pour 400 gr: BIEN
- Savons de Provence aux multiples parfums: entièrement à l'huile de palme mais pas cher et sent bon... mais NON
- Magasin SATIVA, Rue grand Saint-Jean:
- Pas mal de savons pas trop cher (4-5.- les 100 gr) venant du Nepal... pas très local: NON
- 3 savons (4.50 les 100 gr) à l'huile de coco (pas mieux que l'huile de palme) et de cannabis venant d'italie: BOF
- Droguerie Sous-gare, en face du Moderne:
- un bon savon de Marseille avec que de l'huile d'olive et qui ne pue pas comme celui du vendeur du marché mais un peu plus cher (je ne sais plus le prix): OK
- Cocooning, Rue Grand Saint-Jean:
- Pleins de superbes savons de toutes les couleurs et odeurs. Un peu un Lush local et beaucoup plus sain. Les savons sont faits en Suisse à Bavois. Défauts: les prix! Entre 8 et 11 .- les 90-120 gr. Ils contiennent de l'huile de palme et de coco mais l'huile principale est l'huile de colza. Si on veut des savons colorés variés et qui sentent bons c'est le meilleur endroit: BIEN!
- Topinambour, Sous-gare, giratoire de la Harpe:
- Plusieurs savons qui sentent bon uniquement à l'huile d'olive, pour les peaux sèches, normales, mixtes etc. Seulement 4.50 et production française: LE GAGNANT DU TEST ;)
Pour Séb et Delphine: chez Cocooning il y a un savon "Camping" avec lequel on peut tout laver; habits, cheveux, corps, mains, etc. Je vous en mets un de côté pour août ;)
La réalité... ou pas.
La chronique du sportif du dimanche
Il y a deux semaines je m’extasiais sur ces athlètes hors normes capables de courir un quart de piste plus rapidement qu’une hirondelle. Malheureusement pour eux, la réalité court encore plus vite et les a rattrapés au bout de la ligne droite. L’Américain, actuel meilleur « performer » de cette année (tu m’étonnes), nous a indiqué que « quelqu’un » l’avait laissé tomber et qu’il ne s’était pas « saboté » lui-même.
Les Jamaïcains, eux, nous ont montré qu’ils étaient des admirateurs de Richard Virenque à sa grande époque en revisitant le naïf et presque mignon, mais néanmoins pathétique « à l’insu de mon plein gré ».
Je veux bien les croire, moi, ces gars qu’ils sont entourés par des gens cupides et prêtes à tout pour gagner des cent et des mille, quitte à empoisonner leurs poulains et à se défiler le (bon) moment venu. En tout cas, ça me paraît logique. L'argent fait tourner le monde ma pauvre Lucette! Pour preuve, quand tu apprends que "le gars qui a fait tomber Lance Armstrong" doit se payer des gardes du corps pour assurer sa sécurité, il y a quand même un truc qui tourne pas rond en ce bas monde.
Un truc qui tourne rond par contre, ce sont les jambes de Chris Froome dans le Ventoux. Plus vite qu'un moulin à café, son pédalier ovoïde (donc pas si rond finalement) fait des merveilles. A moins que ce soit son entraînement de forcené toute l'année durant. Ou encore sa bonbonne d'oxygène à la fin de l'ascension du Géant de Provence. Ne manquant décidément pas d'air, le Kényan blanc arrive à considérer la comparaison avec Lance comme un compliment. Mais comme comparaison n'est pas raison, "au contraire d'Armstrong, lui ne triche pas". Dont acte.
Pour terminer avec des considérations plus légères, "Rodgeur", comme les bofiots l'appellent, nous apprend cette semaine qu'il change de raquette. Bien. Très bien. Dans le même sport, Martina Hingis annonce son retour sur le circuit... de double. Bon. Avec des informations de ce genre, je crois que je préfère encore suivre un LS "volontaire", "prometteur", mais toutefois déjà lanterne rouge du championnat (oui parce que "volontaire" et "prometteur" signifie perdre 2-0 sur toutes les pelouses de Suisse dans le jargon vaudois) que de regarder un match de la future ex-préretraitée cockée à la poudre à lessive ou de l'autre has been du tennis qatari gonflé au yoghurt qui va bientôt nous annoncer qu'il change de slip pour le prochain Wimbledon. L'ancien lui tenait un peu trop chaud paraît-il.
vendredi 5 juillet 2013
Voir la Pontaise remplie et mourir.
Un silence total. 10'000 spectateurs retiennent leur souffle. Et soudain, l'explosion, une clameur magistrale, une liesse indescriptible.
Matt Moussilou vient de marquer le penalty qui permet au LS de battre le grand FC Bâle dans le temps additionnel et d'assurer aux bleus et blancs le titre de champion suisse de football 2014 devant ses plus fidèles ouailles.
Voilà pour le fantasme.
La réalité c'est que, en 9 secondes et 79 centièmes, tu as le temps de:
- cligner des yeux 78 fois.
- boire deux gorgées de Rivella.
- monter 8 marches d'escalier (une par une s'entend).
- te décider si tu votes pour ou contre l'achat des Gripen.
- digérer 0.09% du repas de midi.
- contempler un dix-millième de la vie d'un éphémère.
- taper "Salu sa va ?" dans un SMS (sans dictionnaire s'entend).
Et eux ? Ben eux ils ont couru 100 mètres. La réalité je vous dis.
Matt Moussilou vient de marquer le penalty qui permet au LS de battre le grand FC Bâle dans le temps additionnel et d'assurer aux bleus et blancs le titre de champion suisse de football 2014 devant ses plus fidèles ouailles.
Voilà pour le fantasme.
La réalité c'est que, en 9 secondes et 79 centièmes, tu as le temps de:
- cligner des yeux 78 fois.
- boire deux gorgées de Rivella.
- monter 8 marches d'escalier (une par une s'entend).
- te décider si tu votes pour ou contre l'achat des Gripen.
- digérer 0.09% du repas de midi.
- contempler un dix-millième de la vie d'un éphémère.
- taper "Salu sa va ?" dans un SMS (sans dictionnaire s'entend).
Et eux ? Ben eux ils ont couru 100 mètres. La réalité je vous dis.
mercredi 3 juillet 2013
Anibis.ch est mon ami!
Les petites pérégrinations d'Aline.
Il semblerait que le moment tant attendu de l’envol du nid familial soit arrivé. Il me faut donc de quoi meubler mon futur chez moi. Forte de mes convictions écologiques et de ma minceur économique, je cherche des solutions alternatives à Ikea ou Top Tip. Après avoir fait quelques vides-greniers sans trouver mon bonheur je me rattrape sur Anibis.ch.
Première recherche : un matelas 140x200 cm pas trop mou et pas trop dur. L’offre n’est pas grande mais j’ai fini par trouver mon bonheur (je vous redis quand j’aurai dormi dessus) à … Genève. Youhou vive l’écologie ! Mais pour 80.- (moins 10.- que le monsieur m’a rendu pour l’essence !), vive les économies !
Deuxième recherche : une JOLIE armoire avec penderie. Pas mal de choix mais elles sont moches. L’armoire de mes rêves semble se trouver à Fribourg mais ne passe pas dans ma voiture. Après moult e-mails j’obtiens que la dame me la garde au chaud jusqu’au déménagement si je paie 20.- de plus. Donc je vais la voir demain et si elle est jolie j’aurai une armoire en bois massif pour 50.- plus 20.- de bonus pour garde-meuble. Vive l’économie et comme je vais la voir en voie 7 vive l’écologie !
Bon c’est clair c’est moins rapide et pratique que de tout acheter chez Ikea mais ça évite de remplir les décharges et de vider le porte-monnaie.
Cela dit, je me réjouis de vous inviter chez moi et de vous servir un bon repas cuisiné dans les anciennes casseroles du copain de ma sœur, servi sur la table récupérée chez des amis à mes parents puis de vous proposer de rester dormir sur l’ancien canapé-lit de mon oncle, etc.
Ah et au passage, je déménage le 20 juillet s’il y en a qui ont envie de voir l’appart en exclusivité et de faire un peu de muscu gratos ;)
De la nécessité de rater son train.
78.
78 trajets avant de rater le 79e. Il ne s'en est fallu d'un rien. Un feu rouge qui tarde à se muer en vert, une grosse dame qui se tient devant la porte du bus, une chaussée glissante, ça sentait le coup fourré. Résultat de la course: 30 minutes à attendre le prochain train.
Par chance (!), des boîtes bleues aux alentours vomissent leur quotidien d'informations gratuites et vont me permettre de tuer deux tiers de mon temps.
C'est ainsi que grâce à la lenteur conjuguée de mon brossage de dents et du chauffeur des transports publics lausannois, j'ai pu apprendre que:
- La Poste va devenir la première partisane de la suppression du service militaire obligatoire.
- les Zougois ne savent visiblement pas faire deux choses en même temps.
- les journalistes (sic) du 20mn manient le verbe avec aisance et osent les jeux de mots même sur des sujets graves. "Le vaccin contre la malaria (transmis par les moustiques on nous le rappelle) fait mouche sur des souris", franchement, vous êtes sérieux ?
- Marc Forster nous rassure: les zombies n'existent pas. Ah bon? Mais je ne comprends pas, ce n'est pas un documentaire qu'il a tourné avec Brad Pitt ?
- Qu'en buvant dans une flaque d'eau on peut choper la leptospirose.
Les petits enfants en bottes de caoutchouc ne savent pas ce qu'ils risquent. Ben non, ils n'ont pas loupé leur train, eux.
mardi 2 juillet 2013
On ne part pas à l'aventure, parce que l'aventure, c'est nous.
L'aventure, il y a ceux qui y partent, il y en a d'autres qui la vivent. Tous les jours. Chaque matin. Chaque soir.
Comme cet après-midi, tiens. Les siestes dans le train, c'est dangereux. Lausanne, deux minutes d'arrêt, ohne Halt bis Genf.
L'aventure, c'est nous.
Chroniques du XXIe siècle, parce qu'on est en 2013.
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