jeudi 25 juillet 2013

La Beauté du Sport

La chronique du sportif du dimanche

Zéro sera sans doute le chiffre de ce mois de juillet.
Zéro, c'est l'intérêt de la dernière étape du Tour de France sur les Champs-Elysées. Au moins, c'était en quasi-nocturne cette année et ils ont eu plus de goût qu'en 1998 pour décorer l'Arc de Triomphe.

Zéro, c'est aussi et surtout le nombre de coureurs cyclistes pincés pour dopage durant les trois semaines du Tour 2013. Cela n'était plus arrivé depuis de (trop) nombreuses années, on ne peut que s'en réjouir.
Pourtant, les journalistes ont bien tenté d'en trouver un, de tricheur. Avec autant de perspicacité et de doigté que Ribéry au micro de Téléfoot, les médias ont constamment harcelé le grand Christopher Froome dans l'espoir que ce dernier avoue devant les micros et au soir de sa plus belle victoire de sa carrière que oui, il se dope. Franchement, nous sommes bien d'accord, les accélérations surpuissantes de ce dégingandé peuvent prêter à suspicion, tout comme l'énervante et incontestable supériorité de toute l'équipe Sky. Mais cela valait-il vraiment la peine d'aller lui poser la question sur sa prétendue tricherie chaque soir, après chaque pause-pipi dans un ballon, en sachant pertinemment qu'il n'allait jamais passer aux aveux, là, devant les télévisions du monde entier?
De deux choses l'une: soit les journaliste sont réellement naïfs pour croire que le coureur va sagement leur avouer qu'il s'est dopé simplement parce que c'est la centième (millième?) fois qu'ils lui posent la question, soit ils ont bien conscience que Froomey ne va jamais leur répondre par l'affirmative, mais que, par conscience professionelle, ils sont bien obligés de lui demander. Dans les deux cas, cela n'aura servi à rien, mis à part énerver tout le monde (Contador le premier, mais lui ça devait être la jalousie de ne plus pouvoir répondre à ce genre de questions), à gâcher la fête et à faire passer les journalistes sportifs pour des bobets, mais ça en Suisse on le savait déjà grâce aux guignolos du dimanche soir sur RTS Un.

Moi je dis qu'on aurait dû lui foutre la paix à ce beau vainqueur, le laisser savourer ses victoires, lui laisser le bénéfice du doute. Et puis, s'il s'avère qu'il s'est effectivement dopé, je pense que ce sera encore lui le plus triste dans l'histoire. Moi j'ai profité du spectacle somptueux offert chaque jour par ces forçats de la route, je me suis extasié, j'ai souffert avec eux, j'ai vibré. Et si j'apprends dans quelques mois que les dix premiers du Tour de France 2013 étaient dopés? Hé bien ce n'est pas grave, ils m'auront fait rêver pendant trois semaines et d'autres me feront rêver l'année suivante.

C'est ça la beauté du sport, se laisser emporter par le jeu et ne pas réfléchir à demain. Parce que demain, c'est loin, comme dirait l'autre.


P.S. J'aurais également pu ajouter que zéro c'est autant le nombre de points engrangés par le LS depuis le début du championnat que le niveau d'espoir de voir terminer ce même LS à une autre place que le dernière à la fin de la saison. Mais comme "les derniers seront les premiers" dixit CC du Valais, je ne me fais aucun souci pour le club bleu et blanc.

1 commentaire:

  1. Tu vas me faire aimer le sport a la tele cher journaliste...
    C'est Sebastien qui va etre content.
    Enfin, ca me rappelle quand meme le debat qu'on avait eu sur le cyclisme et que je peux toujours pas comprendre.

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