De Bale à Bâle
La chronique du sportif du dimanche
De Bale à Bâle en passant par Lausanne, on fait le même sport : jouer à la baballe. La différence, c’est qu’on ne se donne pas forcément les mêmes moyens selon qu’on est un talent pur « taille patron », une « grosse cylindrée » du football suisse ou le « petit poucet » de la première division suisse. Toutes les expressions précédentes entre guillemets sont prononcées au moins une fois par semaine par n’importe quel expert footballistique du Gros-de-Vaud qui t’explique la vie (oui parce que le foot, pour certains, c’est la vie).
C’est la vie, oui, mais certains l’ont plus belle que d’autres. Ainsi, quand le Real propose 120 millions de je ne sais quel monnaie (mais ça fait beaucoup) pour le prodige Gareth Bale, il y a quelque chose qui cloche. 120 millions c’est environ deux fois le budget du FC Bâle et proche de vingt fois celui du Lausanne-Sport. Mister Bale est bon, très bon même, sans doute le meilleur joueur du monde à son poste. Mais tout de même, vaut-il réellement deux fois toute l’équipe bâloise et vingt fois celle du LS ? J’aimerais bien le voir se débrouiller face à 220 joueurs lausannois sur un terrain de foot. On verra qui c’est qui gagne à la fin. Non mais
Enfin bon, tout ça pour dire que Michel Platini et son « fair-play financier », on peut se les mettre où je pense. Mis à part suspendre un modeste club de Liga (Malaga FC) dont tout le monde se fout, nous n’avons pas vu de réels effets bénéfiques de cette bonne volonté. Nous ne pouvons qu’espérer que les clubs bâtis de tout point par du fric se prendront un jour les pieds dans le tapis… vert. A l’instar de l’Anzhi Makhachkatruc du Daghestan (le Qatar de l’Europe de l’Est) qui lâche du lest, parce que quand même, ça coûte cher les stars du foot en fin de carrière.
Loin du brassage de millions, la réalité du terrain peut nous rassurer quand nous voyons la belle prestation des Grasshoppers (le « petit poucet ») face à l’Olympique lyonnais (la « grosse cylindrée »). Dommage que les Zürichois possèdent, avec Franck F, un très bon connard des surfaces, sinon ils auraient peut-être gagné. Tout comme la belle opposition des Israéliens de Maccabi Tel-Machin face au FC Bâle qu’ils auront fait douter. Dans les deux cas, la différence de budget fut balayée...
Ouais sauf que les deux clubs qui ont le plus d’argent ont fini par passer et que les deux autres sont éliminés. Comme quoi, il n’y a pas de morale.
De Bale à Bâle, on joue à la baballe oui, mais on fait le même sport, vraiment ?
Mais quelle plume! L'Etat de Fribourg est au courant de ton deuxieme emploi?
RépondreSupprimerChut, c'est secret!
RépondreSupprimerJe prépare ma reconversion post-stage, faut bien vivre de ses passions.